Procrastiner, c’est comme aller à la salle de sport

Sept ans d’entraînement, et aller à la salle reste difficile à commencer. Au travail, la procrastination, c’est à peu près pareil.

Une plateforme rocheuse au bord de la mer, des gens au soleil, des vagues et un cap verdoyant derrière.
La randonnée de cette semaine.

Je m’entraîne depuis environ sept ans. Mais aujourd’hui encore, marcher jusqu’à la salle reste assez désagréable, du moins au début. J’ai du mal à simplement accepter que j’y vais. Ma tête se remplit de pensées comme « et si je sautais aujourd’hui », puis viennent les excuses.

Plus tard, j’ai remarqué que j’ai le même problème quand je travaille avec l’IA, ou dans mon travail au quotidien.

Commencer quelque chose n’est en général pas si difficile. Mais on trouve toujours une raison : je ne suis pas encore tout à fait prêt ; il me faut un vrai créneau ; ou je mange d’abord et j’attends d’être plus à l’aise.

Rien de tout ça n’est toujours vrai. Pour revenir à la salle : une fois que j’y vais vraiment et que je commence, je suis vite dans l’entraînement, parfois presque en flow, et j’oublie que je ne voulais pas venir. Après, je me sens en général encore mieux.

Le problème, c’est que même en sachant tout ça, c’est toujours dur de me pousser. C’est comme ça.

Alors pour le sport, j’ai essayé quelques trucs pour rendre le début plus facile. Je ne choisis jamais une salle à plus d’un kilomètre de chez moi. Je la veux vraiment proche. Même si une salle plus loin a de meilleurs équipements ou de meilleurs coachs, je prends la plus proche de mon appartement, parce que je veux pouvoir y aller à tout moment.

J’essaie aussi de ne pas dépendre d’un équipement spécial : bandes de poignet, ceinture, gants, genouillères, etc. Je préfère soulever moins lourd et garder les choses simples. Après l’entraînement, je me douche à la maison, pas à la salle. Le plus simple et rapide possible.

Et j’essaie de ne pas me fixer de standard ou d’attente trop haute. Je n’attends pas de changement spectaculaire d’une séance, ni d’une semaine.

C’est aussi pour ça que j’ai fait Hey Atu pour le téléphone d’abord. Je veux que noter quelque chose soit facile et léger, sans pression : prenez votre téléphone, dites ce qui vous passe par la tête, et c’est enregistré. Quand vous voulez vraiment vous y mettre, revenez à votre ordinateur et continuez de là.

Et même si vous n’avez toujours pas envie de commencer, notez simplement l’idée dans À faire. Quand vous êtes prêt, touchez Suivre et continuez.

Tout ça est là pour que j’accepte la procrastination un peu plus naturellement.

Pour moi, procrastiner, c’est résister au fait de commencer quelque chose. Cette résistance ne veut pas toujours dire que la tâche est désagréable, qu’elle finira mal, ou qu’elle est inconnue. Elle peut être très claire. Ça peut même être l’inverse : ça va bien se passer pour vous, et vous le savez.

Alors ce qu’on peut faire, c’est accepter ce sentiment et, autant que possible, rendre le tout plus simple, plus facile et plus confortable à commencer.

Une dernière chose : cette semaine, je suis allé randonner pour la première fois depuis longtemps. Je pense que je vais faire ce genre de choses plus souvent.

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